Ordo ab chao…

Du plus lointain que je me souvienne, j’ai toujours été intéressé par la chose politique.

Je me rappelle encore sur la télé noir et blanc de mes parents, tous ces débats politiques commentés avec passion par mon père !

J’ai lu la presse quotidienne régionale (La Voix du Nord) dès mon plus jeune âge, et pas uniquement les faits divers ou la page des sports, également les pages « politique » et « internationale ».

Toutes ces discussions que les adultes avaient entre eux m’intéressaient, ça n’était pas réciproque.

J’ai donc observé seul et en silence, ce monde qui s’ouvrait à moi, l’actualité nationale et internationale qui montraient en partie ce qu’était la réalité du monde dans lequel nous vivions, ainsi que ceux qui débattaient sur ce monde où régnait déjà selon moi trop d’injustice.

Nous étions au début des années 80, l’apartheid sévissait encore en Afrique du Sud, l’URSS déplaçait ses opposants dans des goulags en Sibérie, le mur de Berlin séparait en deux la grande Allemagne qui s’appelait encore RFA et RDA, Ceausescu régnait en tyran sur la Roumanie persécutée, des artistes français chantaient pour les millions d’enfants qui  mourraient de faim en Ethiopie, Coluche créait les Restos du Coeur, la guerre Iran / Irak n’en finissait plus, le Liban était défiguré, Israéliens et Palestiniens dans une impasse qui n’en était qu’à ses débuts, cette liste n’est pas exhaustive, vous l’aurez compris…

Je ne mangeait pas à la cantine et chaque midi je rentrais donc déjeuner.

Il n’y avait pas un repas sans journal télévisé, et pas un journal télévisé sans toutes ces horreurs.

Je ne remercierai jamais assez mes parents de m’avoir donné la possibilité d’ouvrir mes yeux (et mon cœur) très jeune.

Les images diffusées chaque jour étaient difficiles à voir pour un enfant, mais elles ont fait l’Homme que je suis aujourd’hui, un Homme parmi les Hommes.

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Les années ont passé, devenu jeune adulte, j’avais mes convictions politiques bien ancrées en moi, très certainement l’héritage familial que je ne renie pas d’ailleurs.

Mais très vite, je me suis rendu compte que tout ne collait pas, que lorsque nous rentrions dans une idéologie, nous devenions prisonniers de nos propres idées, et finissions par tourner en rond.

J’ai alors commencé à discuter avec des gens qui avaient des avis différents des miens.

Rapidement je me suis rendu compte que si les avis différaient, les valeurs étaient souvent les mêmes.

J’ai beaucoup milité durant des années, je ne regrette rien, c’est en forgeant que l’on devient forgeron.

Avec le temps je sais que toutes ces histoires de partis ne sont que du marketing, des machines à gagner (ou à perdre) des élections.

Des outils de positionnement pour un électorat qu’on récupère par le biais de meetings ou encore de programmes électoraux plein de promesses, souvent non tenues.

Au fond, seule la volonté d’hommes et de femmes libres peuvent par leur volonté personnelle faire avancer notre société.

Combien de temps devrons-nous attendre encore cet homme providentiel (ou cette femme) ?

Nous sommes mal barrés avec Poutine en Russie, Trump aux Etas-Unis et Marine Le Pen en France qui se voit créditer de la première place au premier tour des prochaines élections présidentielles dans de nombreux sondages, nous voilà loin des valeurs républicaines de notre pays, et à mille lieux des Droits de l’Homme et du Citoyen.

Qui sont ceux qui ont intérêt à créer ce désordre, à qui profite le crime ?

Comment le pays des droits de l’homme a pu en arriver là ?

Peut-être parce que les gens ne se parlent plus, parce qu’ils ne s’aiment plus, l’individualisme a pris le dessus.

Prenons un peu de hauteur et pensons à nos enfants.

Marx disait que la religion était l’opium du peuple, en France la haine et la peur de l’autre sont devenus notre opium !

Les médias attisent le feu, de nombreux politiciens s’en servent à des fins électorales, revenons aux fondamentaux tels que la santé, l’éducation, l’emploi, l’environnement et la justice.

Ordo ab chao, l’ordre nait du chaos…

Du chaos mais jusqu’à quand ?

Je citerai cette phrase encourageante sortie d’un discours poignant auprès d’étudiants d’HEC d’Emmanuel Faber, Directeur Général de Danone : « L’enjeu de la globalisation, c’est la justice sociale. Sans justice sociale, il n’y aura plus d’économie. »

L’Humain doit être replacer au centre des débats, sans quoi l’avenir de l’humanité toute entière est compromise.

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